Mother ! (of all daubes)

J’ai vu Mother ! Oui, ce truc, là                    ↓↓↓

Je ne sais pas ce qui m’a pris, hein, j’ai sûrement été enduite d’erreur par une bande annonce qui laissait présager un genre de thriller psychologique, et ma curiosité a été piquée. Eh ben plutôt que d’entraîner Tambour Major dans cette aventure traumatisante, j’aurais mieux fait de me jeter sous un éléphant rose, voilà. Pourtant, ce n’est pas comme si je n’avais pas déjà méprisé très fort deux films du même réalisateur-dont-je-ne-dirai-plus-le-nom… je ne sais pas, je, je… #jesuissotte

Car traumatismes il y a eu, vois-tu, j’attends d’ailleurs l’intervention de la cellule de soutien psychologique.

Pour commencer, Jennifer, Jennifer, qu’allais-tu faire dans cette galère (oh, ça rime !) avec une p*tain de caméra constamment collée à tes basques ?? Oui, quand je dis à tes basques, je devrais plutôt dire à tes cheveux où à ton museau parce qu’elle est là, scotchée à tes pas, elle te souffle dans la nuque, elle regarde en alternance ta bouille et ce que tu vois, tout le temps. Tu bouges beaucoup, donc j’ai failli vomir. Et comme on a éprouvé le besoin de surbruiter chaque détail montré à l’écran (pchhhht, schgnîk, crac, frrrt), l’agression des sens est totale. Réjouissons-nous que le cinéma en odorama n’existe pas encore…

Sinon, il se passe quoi ? Jennifer adule son Javier d’époux – écrivain de pages blanches de son état – qui est en plein prétendu processus créatif. Pendant qu’il sèche, elle joue à la parfaite bobonne bobo-bricolo dans leur grande maison isolée qui craque et grince de partout – alerte peur – et qui ressemble à un kiosque à musique perdu au fond des champs. Quand elle touche les murs, ils font pchitt et on voit un genre de steak saignant qui bat comme un cœur de mouton. C’est pas gentil pour les moutons. Elle aime bien quand c’est joli et rangé, et elle ferait bien des galipettes avec son roudoudou (qui est sensuel comme une bûche) mais lui reste de bois. Parfois, elle a des acouphènes (quand la musique nous dit que ouh, il va se passer un truc terrible) alors elle va dans la salle de bain et elle boit du Tang.

C’est alors qu’un gars débarque chez eux, elle n’en veut pas mais Javier s’en fout, donc le type s’installe. Puis la femme du type débarque à son tour (c’est dingue comme elle ressemble à Michelle Pfeiffer mais en plus refait), Jenny s’énerve un brin et veut les foutre dehors mais non, toujours pas. Puis vient le tour de leurs deux fils (elle devient hystérique) et en un rien de temps, c’est le drame…

À ce moment de l’histoire, un chien a sûrement mangé le scénario et le réal’ a décidé de fumer ses déjections après, je ne vois que ça : plancher mou qui saigne à grands renforts de bruits gluants, troisième guerre mondiale avec tranchées dans le salon, groupies cannibales qui mangent du bébé décapité, faux dieu-poète de carnaval et pseudo-allégorie mystique à deux balles d’un auteur face à son œuvre… l’auteur nous sert durant tout le reste du film une soupe de n’importe quoi insupportable et indigeste. L’enfer. Ah et un détail rigolo : tout comme dans Noé – son précédent navet – Darren nous fait part de l’invention d’un nouveau test de grossesse infaillible. Il suffit à madame de se toucher le sternum et hop, elle sait tout de suite si il faut tricoter de la layette ou pas. On n’arrête pas le progrès.

ventouse-debouche-eviers-et-wc
Une des stars du film

Voilà voilà, ce fut une souffrance sans fin alors que on est tous d’accord pour dire que le ouate-le-phoque, ça peut être très drôle. Mais quand c’est involontaire, que ça ne va nulle part et que c’est ampoulé et prétentieux au point d’en devenir grotesque, c’est pénible. J’aimerais qu’on me rende ces deux heures de ma vie perdues à jamais. Il ne me reste donc plus qu’à trouver un moyen pas trop vulgaire de dire que je vais tenter d’effacer de ma mémoire cette abominable daube, mais c’est pas gagné…

Viens, on tire la chasse.

[edit : oh, magie des internets, le comparse a lui aussi un avis drôle et saignant sur la chose !]

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