Le Yippee Ki Yay (en tutu) du dimanche

Youpi, c’était la rentrée au bureau cette semaine, et non, je ne prendrai aucune résolution de type écriture régulière sur cette page, ou quoi que ce soit, parce que les résolutions, chez moi, ça marche mille fois moins bien que l’arrêt du tabac (bientôt deux ans, je suis formidable 😊).

Pour commencer septembre en fanfare – et on ne croit pas si bien dire – on nous a demandé de refaire la bande de Giselle pour nos collègues et néanmoins amis du Ballet, histoire qu’ils puissent se produire en tournée sans avoir à nous traîner derrière eux. La bande de Giselle n’étant pas, contre toute attente, un gang de dangereuses terroristes du troisième âge, mais l’enregistrement de la musique du ballet du même nom composée, elle, par un véritable dangereux vandale sonore prénommé Adolphe (comme par hasard ! #nousssachons) et dont le patronyme est Adam.

Démarrer l’année avec du Adolphe Adam, c’est un peu comme entamer un repas chez mamie avec le pâté en croûte aux œufs durs alors que tu sais que derrière, il y aura le poisson, le bœuf bourguignon à la polenta, le trou normand, le fromage, et le dessert : ça devrait être interdit par la convention de Genève. Je pense que c’est typiquement le gars dont l’ami Hector (Berlioz) (qui lui a succédé à l’Académie, c’est rigolo) devait penser : « Gredin, […] je voudrais pouvoir t’empaler avec un fer rouge ! », comme de tout les gars qui pondaient du néo-Rossini super pompier à l’époque. Musicalement – si on peut qualifier ainsi l’avalanche de flons-flons et de tsoins-tsoins que représente l’œuvre – c’est sans aucun doute une des pires purges que j’ai connues, d’où le classement parmi les daubes… La chorégraphie, elle, était apparemment plus originale pour l’époque, et Giselle reste un grand classique incontournable de qualité de ce style qu’on qualifie de « ballet blanc ». Mais qu’en est-il de l’argument ?

Giselle raconte l’histoire d’une jeune oie blanche des champs qui a cru au baratin d’un prince et s’en est amourachée. Heureusement, son vieux pote un peu love d’elle, le funeste Hilarion (comprenne qui peut), l’avertit qu’en fait sa majesté est déjà promis à une autre et que ça pue l’arnaque. Manque de bol, la nouvelle la rend folle et la tue, et paf : un féminicide de plus ! Comme Giselle est une vraie dancing queen, elle se transforme en Wili – fantôme – comme toutes les autres jeunes filles du coin qui ont passé toutes leurs soirées au Macumba Coco. Quand les deux gars viennent se recueillir sur sa tombe, la féroce reine des Wilis vient les condamner à guincher jusqu’à ce qu’ils en meurent, et Giselle, qui est un peu gourde, réussit péniblement à sauver celui des deux qui l’a le plus prise pour une dinde. Fin en queue de poisson.

Moralité : il y aura toujours des Wilis pour sauver le monde !

Bruce, ici sans son tutu

C’est tout, vous pouvez raccrocher, non sans avoir supporté un petit extrait de l’abomiffreuse musique de notre ami Adolphe tout en admirant le Ballet de L’Opéra de Paris… et surtout ne me remerciez pas ! 😈

2 commentaires sur « Le Yippee Ki Yay (en tutu) du dimanche »

  1. Il n’y a pas d’œufs durs avec le pâté en croûte. Et contrairement à tes propos diffamatoires, un bon pâté en croûte comme celui que faisait ma tante, même servi en entrée, peut être le sommet d’un repas. J’écouterai Giselle plus tard (ou pas), de toute façon, là, c’est pas l’heure du pâté en croûte.

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    1. Hahaha je vois que tu n’as jamais rencontré le pâté pascal de ma mamie à moi… Et jamais au grand jamais je n’aurais l’idée de dénigrer la majesté du pâté en croûte, ouhla non. Sinon, non, n’écoute pas Gigi, surtout pas… mais bon dimanche quand même !

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