… et les vaches seront bien gardées

Voilà plus d’un mois que notre pays est en boîte – ce qui n’est pas très disco – et tu le vois bien, je ne me suis pas jetée sur ce blog comme un préfet (ou un maître de ballet) sur une danseuse.

Mais bon, que voudrait-on donc que je raconte de ma vie suspendue du moment ?

Qu’aurait-elle de plus folichon que celle des autres, là, enfermée dans sa boucle dont on ne sait toujours pas si la fin annoncée sera vraiment la fin ?

Parce que oui, on s’est installés en confinure. Mais non, je ne m’ennuie pas, et je brode mon quotidien à petits points : de quelques notes sur Marcel ici, de quelques gourmandises fraîchement cuisinées de là, j’évite toujours aussi bien de stationner trop longtemps devant un écran d’ordinateur et ma consommation de celui de télévision reste la même que dans la vie d’avant. J’entretiens le (ré)confort de mon nid. Je commence à en connaître un rayon sur les rues tranquilles de mon km° ⬅️ kilomètre cercle. Je prends même mieux soin de ma musculature… tout en l’enrobant soigneusement et insidieusement d’une petite surcouche confortable. Et je remplis les rares vides sans trop de difficulté, et globalement sans trop en souffrir.

Source via l’image

Et surtout, surtout, je savoure le plus possible tout ce qui m’est confortable dans cette situation inédite, et tout particulièrement la distance physique avec #lesgens, chose dont j’ai pris conscience en écoutant cette reprise policière. Bon sang mais quel bonheur de ne pas avoir à me battre pour le respect de ma sacro-sainte bulle d’intimité ! Ce mètre (cinquante) si souvent violé dans les files d’attente diverses ou les conversations, dont je tente de me préserver en me cambrant, en me reculant, ce qui en général ne sert à rien. Car oui, je suis contactophobe et non, je ne souhaite pas me soigner. Donc je profite, je profite de ce qui m’est bon en ce moment pour oublier. Oublier et mettre de côté ce et ceux qui me manquent, toutes ces envies qui demandent encore un peu de patience.

Et même si – forcément – parfois le bleu me gagne, je préfère travailler à garder en moi l’énergie du boogie…

Albert Pierru : Surprise Boogie

 

2 commentaires sur « … et les vaches seront bien gardées »

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