Ghibliland

[14 mars 2018]

J’en avais longtemps rêvé et je l’ai fait : j’ai traîné trois de mes collègues et néanmoins amies à Mitaka au Musée Ghibli [insérer ici un long couinement de groupie des studios en question]. Je me sens peu coupable, je crois que mes victimes étaient consentantes. Such Totoro, how wow, happy love !

Bon, le parcours pour obtenir des billets est assez sportif : il faut se rendre sur le site du musée le jour de la mise en vente des précieux tickets pour le mois suivant à 2h du matin afin de faire son choix pour l’heure et la date de la visite, là c’était le 10 février. Je dois d’ailleurs encore des énormes remerciements à celle d’entre nous qui s’y est collée à ma place, vu que ce jour-là, mon degré d’épuisement physique ne me permettait ni de gérer l’heure, ni d’avoir de certitude quant à ma capacité à être tout simplement présente lors de la tournée, et donc d’assurer mon job de chef de groupe montrant son passeport à l’entrée.

Nous avions décidé, faisant partie du groupe entrant à 16h, de passer le restant de la journée à Mitaka : le musée est entouré d’un grand parc, nous étions encore en petite forme du long voyage et le temps était splendide. Nous avons donc gambadé mollement dans les petites rues situées entre la gare et le parc et au milieu des premiers arbres en fleur de l’année. J’en ai aussi profité pour commencer à faire le plein de japoniaiseries mignonnes et futiles dans les magasins, la vie était rose et belle !

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Une enseigne un peu cochonne

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Un piou-piou pique-niquant dans les fleurs
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Une jolie tourterelle locale

Quand soudain, au détour d’une horde d’autochtones photographiant les arbres…

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Le musée nous attend, blotti dans la végétation, c’est une bâtisse de plusieurs étages, pimpante, biscornue et pleine d’arrondis, tout droit sortie d’un film de Miyazaki. Dès l’entrée, les instructions sont claires : les photos sont interdites à l’intérieur, et comme c’est le Japon, on n’aura pas trop envie d’être hors-la-loi. On aperçoit ci-dessous un bout de mon museau béat se reflétant dans la mosaïque de la porte d’entrée (oui, on est encore dehors, na !)(toutes les fenêtres de la maison sont des mosaïques évoquant des productions des studios). On nous délivre enfin en échange de la confirmation de réservation nos jolis billets collectors, qui sont des morceaux de pellicules des films produits par Ghibli, le mien est extrait des Contes de Terremer.

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Totorify !

Nous démarrons la visite au sous-sol par la projection d’un des courts-métrages qui sont exclusivement projetés là-bas. Le notre s’appelle Chu-zumo, est absolument irrésistible de mignonnade et de drôlerie, et raconte l’aventure de souris sumo.

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C’est là que nous prenons conscience d’un détail qui nous handicapera un peu tout au long de la visite : rien n’est fait pour les non-japonais. Si, quelques lettres de notre alphabet, mais pas le moindre écriteau en anglais, ni le moindre sous-titre. Ouin. C’est aussi au sous-sol qu’est exposé un magnifique zootrope Totoro, qu’on aperçoit sur cette vidéo.

On accède aux étages par un escalier à spirale en métal très steampunk, reflètant le goût de Miyazaki pour les mécaniques à l’ancienne. Là, on se faufile en faisant sagement la queue dans des petites pièces meublées comme des bureaux d’un autre âge, exposant dessins, études, pots de peintures, tables de travail, phonographes, disques. Le capharnaüm est charmant et régressif à souhait, on joue à retrouver de quel film sont extraits les travaux. Et surtout on se dit que chez nous, ce genre de muséographie serait inconcevable, tout simplement parce que les visiteurs faucheraient tous les petits objets ! On salive tout au long de la petite exposition temporaire consacrée à la nourriture dans les films des studios Ghibli. On enrage de frustration parce que le grand chatbus en peluche n’est accessible pour câlin et batifolage qu’aux enfants en dessous de 6 ans, c’est vraiment trop injuste !

Sur le toit terrasse, le grand robot en métal du Château dans le ciel attend son défilé de fans qui se font tirer le portrait à ses pieds.

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Nostalgie de fin de journée…

Je cambriole ensuite (et encore, pas assez à mon goût, mais je réalise que ce n’est que le premier jour de la tournée, et j’ai peur pour la place dans ma valise…) la boutique du musée. Ravies, mais crevées et affamées, nous n’aurons pas le courage d’affronter la file d’attente pour le salon de thé. Nous optons plutôt pour une bière et du poisson préparé selon nos vœux dans un charmant boui-boui situé sur le chemin qui nous ramène vers notre gare de banlieue. Le débriefing de la visite est gloussant, illuminé de sourires enchantés… et je ramène dans mon escarcelle le souvenir d’une journée merveilleuse !

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