A Song Of Ice And Fire (and puffins)

Et donc, Islande il y a eu. J’ai eu des craintes, j’avoue, spécialement à propos du succès dont on me disait de toutes parts qu’elle est un peu victime (il est vrai qu’à vue de nez, les structures suivent mal le nombre des visiteurs qui va augmentant). Mais mon expérience et mes espoirs me chuchotaient aussi que les nuées de bipèdes fluos et endoudounés seraient probablement agglutinées sur certains sites seulement, et que les chemins de traverse, eux, seraient plus tranquilles. Et effectivement, l’Islande, c’est un peu comme Venise : dès que tu fais trois pas hors des clous, tu te retrouves assez facilement seule au monde (avec ta douzaine de compagnons de marche).

Résultat des courses : je suis rentrée droguée. Droguée au vide, à l’air, au vent, à l’espace, à l’horizon très très loin juste ponctué de quelques moutons farouches. Et bronzée, aussi, eh oui, tout arrive ! Cette parenthèse hors du monde que je connais m’a emplie de sérénité et fait sentir un peu reine de tout et n’importe quoi (achtung, bêtise is coming) :

Reine des neiges, évidemment

Reine des glaçons pour l’apéro

(du coup j’ai aussi goûté l’eau salée pour aller avec les cacahuètes, c’était frisquet)

Reine des prés (ou Le nouveau western)

Reine de la photo prise depuis la fenêtre du minibus tout terrain vintage trop stylé

Reine des macareux (il en faut une)

Reine des elfes (where are my Hobbits ?)

Reine de la lave (where are my dragons ?)

Reine de la nuit (sans nuit)

ça, c’est la version Florence Foster Jenkins à l’opéra de Reykjavík. Pour l’autre, celle qui finit son séjour en boîte à tressauter sur du gros rock qui tache en compagnie de grands vikings musclés ça sera plutôt l’heure d’écouter du Death Mouton Metal

Je t’épargne mes 700 autres photos, mais pour résumer ces huit jours au pays de la nuit qui ne tombe pas assez pour mes petits yeux sensibles – et donc maintenant cernés – je jure d’y retourner si je gagne au loto (oui, un jour peut-être le pays cessera de pratiquer des prix délirants pour le commun des mortels…). Dans les fjords du nord-ouest, à mon avis.

Voilà, c’était la minute ailleurs, vous pouvez raccrocher.

 

2 commentaires sur « A Song Of Ice And Fire (and puffins) »

Un commentaire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s