Ricky IV

Toute incursion d’une œuvre de Richard Strauss dans le planning d’un musicien interprète provoque systématiquement un mélange peu recommandable dans ses neurones : la moitié d’entre eux se réjouit de se mettre sous la dent une musique jouissivement grandiose, certes parfois un peu dure à digérer – sa richesse en fait un combo délicat du genre fromage + dessert + choucroute – mais tellement éblouissante qu’on lui pardonne tout son romantisme facile. Je l’ai déjà qualifiée de plaisir coupable, c’est exactement ça : qui saurait résister à un si merveilleux bonbon viennois de 270 kilos ?

L’autre moitié, elle, se met en mode « panique intégrale », car les partitions de Ricky © sont toujours injouables aussi touffues et difficilement pénétrables que ce qui reste de vierge dans la forêt d’Amazonie. Du coup, à quelques heures de la performance, j’avoue que ma vie ressemble plus à ça (sur fond d’Eye Of The Tiger) qu’à autre chose…

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