N° 5 : le retour contre-attaque

Presque un an pile après cette célébration quasiment parfumée d’une de mes n° 5 préférées – on numérote bien les symphonies, autant qu’on les achève – voilà que l’occasion se présente (notre version en concert, c’est pour ce soir, toujours avec le même chouette chef, d’ailleurs) de louer avec amour un autre pilier de la moujik symphonique soviétique.

Ah, la 5ème symphonie de Chostakovitch… pas un temps mort ni une note vide, et une intensité sombre à faire passer une plaque de d’autoroute en béton germanique des années 30 pour un sponge cake. Un vrai chef-d’œuvre tout particulièrement recommandé aux auditeurs dont la vie serait trop sereine ou trop facile et/ou ceux qui chercheraient une bonne raison de sombrer dans une grave méditation existentielle déprimante à base de désespoir, de cynisme et d’extase glacée. Le seul problème c’est l’addiction : une fois qu’on l’essaye, on l’adule et on l’adopte.

Donc voilà, écoutez, secouez et servez frais en pleurant d’amères larmes d’amour mort ou quelque chose du genre (tout spécialement pendant le Largo à 20′, et comme je suis fourbe, c’est là que j’ai calé le curseur) (un jour, si je m’ennuie, je t’expliquerai quel plaisir un peu pervers on peu prendre à s’oublier jusqu’au nez qui coule sur scène en jouant des trucs qui tordent les tripes comme ça). L’Orchestre Philharmonique de Leningrad est sous la baguette de Yevgeny Mravinsky et c’est en live à Tokyo en 1973.

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