Leonidas et la moustache d’Errol Flynn

Impossible d’écouter le concerto pour violon de Erich Wolfgang Korngold sans avoir une pensée pour son frère pas vraiment jumeau mais un peu quand même (ils sont nés respectivement en 1947 et en 1953), à savoir celui de Miklós Rózsa. Et pourquoi donc ma bonne dame viens-tu nous bassiner le dimanche matin primo avec du violon, secundo des compositeurs obscurs dont auxquels personne n’a jamais au grand jamais entendu causer ? (sous-entendu : alors que tu aurais pu te contenter d’une bonne daube décérébrée comme dans le temps jadis de naguère ?)

Alors d’abord je te dis zut car je suis polie, c’est chez moi et je fais ce que je veux.
Ensuite on accompagne Korngold chez les alsaciens mardi, faut bien que je bosse.
Et tertio je vais te mettre le nez dans ta méconnaissance des noms car si, forcément, tu as déjà entendu et du Rózsa et du Korngold. Au moins au cinéma de ton salon, ou au vrai si tu as de la chance. Sauf si tu n’as jamais vu – pour Miklós, très prolixe – par exemple Ben Hur, La maison du Docteur Edwardes, Ivanhoé, Quo Vadis et pas mal de films de Billy Wilder dont La vie privée de Sherlock Holmes, dont le concerto cité plus haut est quasiment un personnage à part entière (hop, un mouvement à découvrir par là) ; ou bien pour Erich Wolfgang, grand partenaire du réalisateur Michael Curtiz, Captain Blood ou Les aventures de Robin des Bois. 

Du coup, impossible aussi d’écouter – revenons à notre mouton – ce concerto pour violon de Korngold sans visualiser Errol Flynn déguisé en géant vert avec son brushing, son arc et ses flèches. Et ça, ça n’arrange ni mes affaires, ni ma concentration, ni mon sérieux…

the_adventures_of_robin_hood

Voilà voilà… et pour interpréter le final de La moustache d’Errol, il était donc logique que je jette mon dévolu sur le roi Leonidas. C’était la minute pédanto-musicale, je retourne au vide intérieur profond qui m’habite depuis que j’ai brahmsé comme une furie hier soir, entre autres (ça se revoit par ici). Bon dimanche en cinémascope et en technicolor à toi !

Leonidas Kavakos : Erich Wolfgang Korngold – Violin Concerto in D major, Op. 35 :
III. Allegro assai vivace

6 thoughts on “Leonidas et la moustache d’Errol Flynn

  1. Ah mais je ne connaissais pas du tout. On dirait une musique de dessin animé. En tout cas j’espère que tu aimes les contre-temps, ça a l’air de foisonner là-dedans pour la piétaille violoneuse non soliste… Merci pour le partage et bon voyage en Alsace!

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