The Néant Démon

J’ai failli titrer « La daube de l’année », parce qu’un dimanche ne suffirait pas à me consoler d’avoir perdu deux heures de ma vie devant la dernière chose filmée par Nicolas Winding Refn (qui ne signe pas de son nom les écrans du générique mais NWR, parce que NWR c’est plus joli, ce qui compte c’est que ça soit joli), j’ai nommé The Neon Demon.

neon-demon-cannes-poster

J’ai toujours pas compris le pourquoi du titre, d’ailleurs, mais passons. Si tu as envie de voir ce film, gare à tes yeux, peut être bien que je vais spoiler donc passe ton chemin.

Alors de quoi ça cause ? Jesse (Elle Fanning, belle comme un petit cœur de Belin) a 16 ans et débarque à LA dans l’espoir d’y démarrer une carrière de mannequin. Le milieu professionnel dans lequel elle met ses petits petons est un panier de crabes, et la pauvre bichette semble tellement fragile que le premier truc qui saute aux yeux après même pas dix minutes, c’est qu’elle va se faire bouffer toute crue.

Point final.

Comment ça point final ? Ben oui, c’est tout. Ça fait pas un peu court pour remplir deux heures, même à grand renfort de ralentis insupportables et inutiles ? Ben si. C’est dommage, hein, vu que chaque piste éventuelle qui pourrait mener à un vague développement scénaristique est négligemment abandonnée dans un coin (alors que tout le monde sait qu’on ne laisse pas Bébé dans un coin).

Les points positifs de cette débauche d’ennui sur-esthétisante en rouge et bleu ?

Bouge pas, je cherche… ah si : Keanu Reeves n’est pas mort, dis donc. La musique de Cliff Martinez n’est pas désagréable, même si c’est toujours un peu la même depuis Drive. Il y a un gros chat, ouh, le joli puma ! Et NWR se pose définitivement en roi du papier peint baroque, donc moi, la reine de la moquette moche, je ne peux que respecter. J’ai aussi ri aux éclats plusieurs fois face au ridicule de certaines scènes, ma préférée étant celle montrant une des héroïnes du film nue sous la pleine lune se vidant de son sang, ça m’a rappelé ce célèbre détournement :

shining

Nos amis nécrophiles seront, eux, peut être contents d’avoir l’occasion de pouvoir mater la scène pseudo érotique de leur vie. Mais pour ma part, j’ai trouvé le film aussi sulfureux et dérangeant qu’une tondeuse pour poils de chiens. Et je recommanderais volontiers au réalisateur de se mettre plutôt à la photo.

2 commentaires sur « The Néant Démon »

  1. « J’ai trouvé le film aussi sulfureux et dérangeant qu’une tondeuse pour poils de chiens ». Je connais des tondeuses pour poils de chiens très fréquentables…
    Ça fait du bien de lire ton courroux (coucou !).

    Aimé par 1 personne

Un commentaire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s