Out Of Morbihan

Je pourrais délirer  sur des visions étranges, te causer d’une histoire d’amour nostalgique avec un kouign amann qui chantonnerait As Time Goes By. Ou d’une scène mythique, sensuelle et rêveuse dans laquelle un homard me laverait les cheveux au son du mouvement lent du Concerto pour clarinette de Mozart, mais non, non, on va rester sobre, allez…

La pause de cet été fut longue, et je l’ai terminée il y a une paire de jours au bord de la Petite Mer (tu sais, la narine de la Bretagne, là, en haut à gauche). Plus je fréquente ce coin-là, moi qui ne suis pourtant pas très aquaphile – je nage comme une bouse et suis capable d’avoir le mal de mer en pédalo – plus je tombe sous le charme de ses lumières changeantes et de ses cieux fabuleux. Quant au mélange terre et mer que la marée redessine à chaque heure, il m’hypnotise totalement : face à cette nature jamais figée, mes besoins de rêvasseries et d’absences se déchaînent, du coup j’y ai vécu cette dernière semaine une évasion intégrale enrichie de chaleur humaine (et alimentaire) des plus réussies. J’avoue même avoir eu un pincement mélancolique en abandonnant les amis et les lieux pour retourner à mon Toulouse. Mais je me console en pensant qu’en retournant au bureau demain, je serai plus forte de quelques brassées de bonheurs intérieurs.

Voir l’île d’Arz et sourire…

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