Le voyage de Tata Neko

Ben oui, figure toi que je me demande depuis longtemps comment virer ce k malencontreusement doublé dans mon pseudo, un bête jour où l’accent tonique me paraissait plus important que l’orthographe franco-nippone…

Un souvenir de mon passage au Musée d’Art Ludique le mois dernier, un jour que je n’oublierai pas…

Je ne suis pas Chihiro, mon tchoutchou du jour est un TGV, il ne roule pas sur l’eau (enfin, attends, je vérifie en regardant par la fenêtre… non, ça va) et mes compagnons de wagon me semblent tous réels. En revanche il est évident que je ne suis pas plus claire et définie ce matin que mon esquisse d’après photo (décidément, remplacer les nuits par de mauvaises siestes ne suffit pas). Du coup l’œil rêvasse, et je ne peux m’empêcher de laisser vagabonder mes pensées sur cette année presque terminée, et les événements qui pour ma petite personne l’ont jalonnée.
Drôle de cru que ce Château 2014 : une dominante tonique et déterminée avec une attaque franche. Puis une amertume en bouche bien assumée, même si sa robe ne manquait pas d’intérêt. On sent bien que cette cuvée mérite de mûrir et évoluer (la vigneronne a du pain sur la planche et une réflexion active à mener sur sa manière de gérer les vendanges et la vigne à long terme)(certaines déceptions professionnelles sont nées pour déboucher sur des progrès, si si, je veux le croire).
Un cru marqué aussi par des avis de tempête. Par deux fois cette année le sol se sera ouvert sous mes pieds : l’abîme aura englouti en mai un Lui dont le fantôme reste omniprésent. Rarement toxique ou déprimant, plutôt source de sourires et de beaux souvenirs, parce que c’est un gentil Casper, mais jamais absence n’aura été aussi vivante que celle-là. Pas de doute : ce Sans-Visage façon Chihiro continue son voyage à mes côtés, comme dans le layout ci-dessus.
L’abîme a par ailleurs pioché chez des proches, elle a aussi tenté sa chance chez les miens et tu n’imagines pas à quel point je suis heureuse de fêter cette année Noël avec un rescapé chanceux… Et une nièce champignon qui pousse plus vite que ses spores.

Je ne sais toujours pas où il va, mon train, je n’ai toujours pas défini précisément la destination (« Calcul rapide : élève un peu lente », disait mon bulletin en CM1, je crois que rien n’a changé). En revanche, et pour l’instant, la balance est plutôt correcte et je me satisfait d’un certain équilibre de chat souriant. Je vais même jusqu’à ne plus tolérer qu’on me piétine les arpions ou qu’on se paye ma tête. Et à le dire.
En 2015 il va neiger, beaucoup.

2 commentaires sur « Le voyage de Tata Neko »

  1. Un sage dirait « ce n’est pas tant la destination qui compte que le voyage »… la carlingue a vibré, tremblé et sans aucun doute s’est aussi consolidée parce que sûre d’entreprendre le voyage, quoi qu’il se passe. Que l’escale des fêtes soit joyeuse et gourmande pour vous tous ! Profite bien 😊

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