In Sauerkraut we trust

Attention, cet article contient des images pouvant heurter les pommes les plus jeunes et les groins les plus sensibles.

Le bureau nous a emmenés par deux fois chez les Germains ces derniers temps, en deux sauts de puce professionnellement intenses, denses et exigeants. Berlin (Currywurst inside) et Francfort faisaient un joli premier saut pour une très grosse puce – surgelée, en plus – par exemple.

Le concert à Cologne avec largage du troupeau en plein marché de Noël pour même pas 24 heures, lui, a provoqué chez moi un genre de besoin quasi suicidaire de condenser et consommer quelques clichés alimentaires  germains du sud en à peine quatre heures. C’est à cette occasion j’ai découvert que les coloniais ? coloniaux ? les colognais, allez, aiment servir à leurs clients des assiettes qui leur donnent l’impression qu’ils ont chassé eux-même ce qu’il y a dedans. Un truc un peu bestial, agressif, façon « nous sommes tous un peu des chasseurs-cueilleurs armés de machettes quelque part au fond de nous ».

La Peters Hausbrau est quasiment un pèlerinage pour moi, entre autres parce que la choucroute qui ne tenait plus dans cette assiette envahie par mon Hämmchen y est toujours délicieuse (et digeste)(en revanche, leur purée n’est plus faite de vraies pommes de terre, quelle déception !). Dans cette vénérable maison, les Hachse, Eisbein et autres morceaux de pattes porcines (comme ce jambonneau) arrivent sur la table cloués à leur assiette tels des trophées un peu effrayants. Mais cela étant dit, oui, j’ai presque mangé tout ça…

Hämchen

Je n’imaginais pas que quelques heures plus tard on m’amènerait – non, je ne suis pas fan de la couche de sauce à la vanille – un délicieux Apfelstrudel roulé et tourbillonné comme il se doit. Mais à qui on avait crevé et arraché les deux yeux ! La chasse en cuisine sur fruits et animaux cuits, oui, éventuellement, mais la torture, non.

Pauvres petites bêtes (et oui, j’ai encore mangé tout ça, mais c’était pour avoir un son bien plein et bien gras et digne de la belle Philharmonie locale).

Strudel

6 commentaires sur « In Sauerkraut we trust »

  1. Oh bon sang… ah oui, sauvagerie ! In der Küche gab es eine « Steffie the Apfelstrudel Slayer » ? On aurait du t’offrir une deuxième part pour compenser le choc (et te rouler ensuite jusqu’à la salle) !

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