Je ne t’écrirai plus, je n’en ai plus besoin

Nan, je blague, c’est pas vrai, j’essaye juste de te coller un énorme navet dans la tête, ça t’apprendra à vouloir oublier l’existence de Claude Barzotti.

En vrai, je suis juste complètement toute chose parce que  je viens de réaliser que c’est la toute première fois, toute toute première fois – j’entends depuis toujours – que je pars à l’étranger sans envoyer une seule carte postale. Ni belle, ni moche, ni drôle, ni basique et familiale, ni même ramenée pour expédier de France : je n’ai tout simplement même pas eu une seconde pour jeter un œil à des souvenirs ou à des bidules de touristes à part à l’aéroport de Saint-Petersbourg hier. Trop couru dans Moscou, aucune liberté à Leningrad, je n’ai jamais trouvé le temps d’honorer mes rites épistolaires de base. Rigole, mais je me sens quasiment déshonorée, parce que j’ai la sensation qu’il manque quelque chose à mon voyage d’affaires. Je sais, c’est très con.

Je vais donc expier mon pseudo-péché en posant ici cette image amusante d’une vitrine qui détonne au milieu du Goum (le « Magasin principal universel », une superbe galerie marchande très chic envahie de boutiques de grandes marques) sur la Place Rouge à Moscou : entre deux carrés H****s et trois sacs D**r, il est une boutique qui vend tout ce qui convient à l’honnête camarade travailleur. Qui croit vraiment que les gens qui ont besoin d’un bleu de travail viennent le trouver dans un endroit formaté pour les touristes argentés et les maffieux pleins de pognon ? Un mensonge à te foutre le blouse (jeu de mots) (pas taper, 18 heures de sommeil en quatre nuits et trois concerts, c’est peu) (et non, je ne me suis un peu soûlée qu’une seule fois, non mais).

Au Goum

2 commentaires sur « Je ne t’écrirai plus, je n’en ai plus besoin »

  1. C’est vrai que j’ai zu peur en lisant le début… Mais bon, tu es pardonnée (puisque tu as avoué).
    J’ai quand même une question, docteur, qu’est-ce qu’il est censé faire, le camarade perplexe devant son téléphone ? Il le répare, il se demande « Vodka ! Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Ô Bojemoï (allusion fine) comment puis-je concurrence apfelstrudel, avec un matériel si démodé !!!??? » Et pourquoi a-t-il un bonnet de chirurgien sur le crane ? Il va l’opérer ?
    Sinon, vous fûtes excellente au bureau, je présume.
    Welcome back (ou Добро пожаловать plutôt)

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