Un post dont vous êtes le héros

Cher lecteur, toi qui as osé aventurer tes yeux de matin embrumés (ou pas) jusqu’ici, sache que je te propose aujourd’hui deux options de lecture selon ton envie.

Si en cette journée tu te sens plutôt d’humeur à voleter sur les fleurs de la vie tel un colibri bienheureux et chatoyant, et que la seule chose qui te manque pour être bien certain(e) que tu es réveillé(e) c’est un coup de pied au derrière en forme de sourire, va donc au chapitre 2.

Si en revanche tu te sens vaguement compatissant, et prêt à lire une jérémiade du genre ordinaire pas vraiment dramatique – mais que veux-tu, un blog ça sert aussi de déversoir à bile – tu es invité à supporter choisir le chapitre 1.

[spoiler alert : de toute façon, l’histoire finit bien, hein, les mouchoirs ça va deux secondes]

CHAPITRE 1

Alors, que les choses soient claires, je t’emmerde. Pardon, hein, je suis désolée mais ce n’est pas à toi que je parle, mais à mon corps. Donc oui, chers globules, je vous enc…merde. De toute mon âme et de toutes mes tripes. Parce que j’en ai marre.

J’en ai marre d’avoir sans cesse la même conversation avec ce charmant monsieur qui est mon docteur, de lui expliquer que suis plutôt mal mais pas tant que ça, que oui je sais c’est un virus, et qu’en temps normal je prendrais tout simplement du Doliprane et mon mal en patience. Mais que là vous comprenez c’est difficile de laisser traîner parce que je pars en tournée en Papouasie, Chine, Argentine, Allemagne, à Perpignan ou que sais-je encore et que donc il faut que tienne le coup.

Mais alors, s’il faut que je sois en forme pour en profiter comme il faut, être bien dans ma tête et assurer comme j’en ai envie, pourquoi tu me lâches toujours juste avant ? Pour que je puisse me prouver que je suis forte et formidablement Wonder Womanesque ? Mais je m’en tamponne, moi : la seule pseudo-performance que j’accepte dans ma vie c’est celle de la joie, le combat ne m’intéresse pas ! Donc voilà, je te préviens, c’est la dernière fois. Alors profite bien de mon état de loque fondue, parce que c’est fini. Je ne tolèrerai plus que tu me laisses tomber et soies tout mou alors que dans ma tête c’est plutôt ça (aller au chapitre 3) (et chez le médecin).

CHAPITRE 2

Pour commencer la semaine en joie et en bonne humeur, rien de tel qu’un bon coup de claquettes au derrière en chantant « you’re gonna miss me when I’m gone ». Si si, je te jure, c’est écrit dans tous les livres (aller au chapitre 3).

CHAPITRE 3

Anna Kendrick – Cups. Bon lundi sautillant !

2 commentaires sur « Un post dont vous êtes le héros »

  1. Tu ne le sais pas, mais j’ai toujours été fascinée (depuis ma tendre enfance) par Ginger Rogers et Fred Astaire et ces tapotements-claquements-claquettements ! Là, je suis fan, merci !!!

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    1. Dans mes projets de soirée à la maison 100% pure madeleine, il y aurait ça : revoir des classiques du genre, ceux que je n’ai vu passer qu’une fois dans ma vie il y a 30 ans et dont j’ai oublié la magie…

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