L’heure est grave

Non non, tout va bien, très bien même. Il se trouve juste que pendant trois semaines il y a des fréquences adéquates (graves, donc) qui vont venir chatouiller mes émotions.

Je dois avouer ici que le livret de Don Carlo de Verdi est tellement passionnant qu’il ne m’avait laissé absolument aucun souvenir (pourtant je sais que la cuvée 2005 était bonne, hein, on a gardé le même chef et je l’adore, vraiment, c’est juste que le gâtisme total me guette, quelle honte…). En gros, Don Carlo cache derrière des histoires d’alliances politiques et de guerres de religion un pitch tout bête – c’est l’histoire d’une nana obligée d’épouser le père de celui qu’elle aime, donc ça finit mal et tout le monde est malheureux et frustré – qui laisse présager sur scène des avalanches de larmes assaisonnées à la sauce italienne.

Et comme il n’y a pas à mes yeux de dégoulinement digne de ce nom sans solo de violoncelle qui « donne les poils », et que c’est toujours mieux avec un héros qui n’est pas un ténor, on écoute aujourd’hui Philippe II se lamenter que Babette de Valois ne l’a jamais aimé (je n’ai pas encore entendu chez nous  Roberto Scandiuzzi dans ce rôle, on ne commence avec le chanteurs que demain, mais je crois, connaissant l’animal, qu’il sera à la hauteur de notre très merveilleuse violoncelliste et non, je ne suis pas partiale, elle dépote en vrai de vrai).

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