Le Rhin, l’amour, les vaches

C’est évident qu’en lisant ceci on pourrait se méprendre sur le quotient plaisir de ma semaine musicale. C’était hier.

Car l’acoustique peu évidente du lieu mentionné ci-dessus, elle, restera là où elle est. Alors que ma musique, je la ruminerai encore ce soir avec un énooooorme plaisir (Groquik, sors de ce corps) que tu n’imagines pas ni à quel point ni pourquoi. Il y a les bonnes et les mauvaises raisons, en fait.

Swensen

Les bonnes ? Je suis en amour avec le sourire, la générosité, la capacité musicale et le calme bouddhesque de Joseph Swensen, notre chef-soliste de la semaine. Je suis en amour avec les Variations de Brahms et leur capacité à zapper d’un univers d’une tendresse infinie à un autre strictement académique, ou ventru, ou espiègle ou bien encore incroyablement majestueux. C’est Brahms, c’est barbu, c’est romantique et ça colle tellement bien à cette soirée. Je suis en amour avec les pièces avec violon (dans lesquelles je ne joue pas) dont la délicieuse et délicate désuétude m’évoque un peu ce que serait le meilleur cheesecake du monde servi dans l’endroit le plus cosy et chaleureux de la galaxie.

Les mauvaises ? La Rhénane de Schumann est loin d’être ma symphonie préférée, mais il se trouve que j’adore la sérénité légère avec laquelle ce chef sait la servir, donc en la jouant j’oublie les lacunes que je lui vois et je me fais plaisir, tout simplement. Et puis et puis… et ben c’est bête mais là, au détour d’une forêt germanique, après la boucle du grand fleuve à gauche, oui, la deuxième à droite après Cologne, au début du second mouvement : je vois des cowboys. Pas des cowboys en plein psychodrame shakespearien ou des cowboys en guerre, non non : juste des gardiens de vaches rhénano-texans très très zen. Et moi j’aime les cowboys, tu vois. Oui, j’ai toujours arrêté de fumer, pourquoi ?

La preuve que je n’hallucine pas tant que ça par le très bel Orchestre de Chambre d’Europe (et pendant ce temps-là, Calamity Nezumi va aller siester un brin, sinon elle risque de paumer des veaux sur scène ce soir).

2 commentaires sur « Le Rhin, l’amour, les vaches »

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