Nipponnade #3 : luxe, calme et mal aux pieds

S’il ne fallait retenir de cette journée merveilleuse qu’une seule image, ça ne serait pas très simple.
C’était une chance d’avoir pu bénéficier d’un jour off immédiatement après notre premier concert à Yokohama (qui était très très chouette, Gaël, fallait pas me défier ;-)). Ça pourrait assez facilement faire confondre mon travail avec du tourisme. Mais comme un jour ne suffit pas tout à fait pour décaler proprement un organisme et un rythme de vie de 8 heures, au bout du compte, ça ne sera pas du luxe avant de jouer demain au Suntory Hall de Tokyo, cette badinade-là.
Mais revenons à nos grues (oui ici, pour s’endormir on compte les grues) : les couleurs d’automne dans le Jardin Oriental du Palais Impérial resteront dans ma tête, parce qu’en photo (je les fais mal) elles sont tièdes, et on ne ressent rien ou si peu du feu multicolore des érables. Comme l’a dit avec beaucoup d’humour une de mes très agréables compagnies du jour, c’était « beau comme un fond d’écran » et je crois que malgré on enthousiasme je préfère t’épargner des cadrages difficiles et des clichés mal exposés. Le silence et le calme d’un dimanche matin ensoleillé et le cri des corbeaux, eux, ne se capturent pas. La vue sur Tokyo en haut d’une des tours de la mairie, oui, mais très mal à cause des reflets du soleil rasant dans les vitres. Et c’était du reflet artistiquement non exploitable, hein.
Le massage que je me suis offert pour achever de m’épuiser (mes pieds fatigués de joie ont refusé l’idée même d’une soirée dehors) s’est avéré être un des meilleurs de ma vie du monde de la galaxie. Et comme dit la chanson « don’t judge a book by its cover » : les mains magiques, impitoyables et fortes comme des turcs étaient celles d’une petite mamie tout droit sortie d’une œuvre de Hayao Miyazaki. Cette femme m’a tuER de bonheur, et ça aussi je serai seule à l’avoir vu, tu aurais quand même pas voulu que j’interrompusse une gentille sorcière en pleine formule magique ?

Bref, je sens qu’on va encore illustrer ce fatras de considérations par du poisson. Mais cette fois ce sont des poissons calmes, des fantômes tachetés qui volent dans l’eau ou qui nagent dans le ciel, c’est comme on veut.
Ce rêve a été réalisé sans trucages et été vécu avec sourire.

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6 commentaires sur « Nipponnade #3 : luxe, calme et mal aux pieds »

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