Tirons sur le pianiste

Enfin non, pas vraiment, tirons plutôt sur l’abominable Liapounov pour avoir commis une infecte orchestration de cette pièce pour singe acrobate qu’est Islamey de Balakirev. Le résultat ? Une tonalité imbitable avec plein de bémols qui collent aux doigts, un tempo quasiment ingérable (on me dit que du côté des bois c’est tout aussi sportif), et j’ai cessé de compter les jurons et les heures de boulot passées sur ce machin qu’en plus je trouve plutôt pas terrible (euphémisme). Bon, en même temps, cet avis n’engage que moi, et je n’espère sincèrement qu’une chose : un succès auprès du public qui me prouvera que l’effort est payant (mais quand même, heureusement qu’ensuite on joue Shéhérazade, qui reste une bonne assurance-plaisir).

Mais on aurait été prié de laisser cette daube pièce pour piano où on l’avait trouvée – par exemple entre les mains expertes et impressionnantes de Boris Berezovsky – que ça m’aurait parfaitement convenu. J’y repenserai très fort demain mais surtout dès ce soir, en serrant les fesses dans une salle dont je crains que l’acoustique ne nous aide pas… eh oui, non contente d’adoucir les mœurs, la musique remplace aussi parfois les coachs sportifs. Si c’est pas merveilleux ?

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