Le problème avec Wes Anderson…

C’est pas qu’il a des tics et des leitmotivs : dans Moonrise Kingdom on retrouve une fois de plus des personnages en quête de relations avec leurs parents, un chien estropié/avec un rôle bref, des décorations intérieures ringardes très assumées, des plans soignés plein de petits détails drôles, le coup de la caméra qui filme les habitations comme des wagons en passant de pièce en pièce à travers les murs, Bill Murray, et j’en oublie sûrement.

C’est pas la qualité de ses bandes sons qui savent créer une atmosphère toute cosy, ni son don pour trouver une chanson ringarde qui parle de la France (ici, c’est Françoise Hardy qui s’y colle) et qui va te poursuivre pendant longtemps après la projection. Je repense à Where Do You Go To My Lovely, titre avec lequel Jason Schwarzman se drogue pour se rappeler Natalie Portman dans À bord du Darjeeling Limited. Pour mémoire et pour Funambuline (qui aime les moustaches) parce qu’elle parle bien du film ici, le très fameux (?) Peter Sarstedt.

C’est pas non plus que pour ce dernier film il a mis de la musique de Britten partout : j’adore Britten, j’en ai joué (ah, le Playful Pizzicato de sa Simple Symphony qui a marqué mes toutes premières expériences d’orchestre au lycée, remember…), et surtout j’en ai chanté avec grand plaisir. Eh oui, quand tu es as eu été soprano et que tu as adoré faire partie d’un chœur des années durant, tu sais que ses œuvres pour voix d’enfants sont un régal. Même qu’il me semble que Alexandre Desplat a un peu été piocher dans un des Ceremony Of Carols – il me semble que c’est Babulalow – pour concocter sa musique originale, mais c’est pas grave.

Non, le problème avec Wes Anderson, c’est qu’il me happe un peu trop (ça m’avait déjà fait le coup pour le Darjeeling). Donc depuis que j’ai enfin vu Moonrise Kingdom (ben oui, j’ai tardé mais le jour de sa sortie j’étais à 8943 km) je suis restée un peu bloquée dans son univers aussi délicieusement régressif qu’un sachet de Tang (j’en ai vu en Argentine, dis donc !). Affaire de génération sans doute, son humour, ses référents et ses retours à l’enfance me vont droit au cœur de la madeleine, et ce n’est pas que à cause du chaton, de Bruce Willis qui vieillit bien, des affreux carreaux sur les froc de Bill ou du tourne-disque à pile, hein. Je me suis fait complètement avoir et par le scénario et par l’atmosphère, chose qui devient rare quand j’attends un film d’un réalisateur que j’aime avec impatience (parce que ça, c’est peut être le meilleur moyen d’être déçu).

Bref, je recommande, j’ai ri, j’ai adoré, et le pire c’est que maintenant je fais mumuse avec les produits dérivés. Par exemple avec le bingo Wes Anderson (faut cliquer sur l’image).

J’ai aussi trouvé un lien vers des posters interactifs sur les personnages. Oh, Jason !

J’en ai même oublié la cuisson de mes saints spaghetti en vadrouillant sur le site du film, c’est dire. Et j’ai subitement envie de porter des robounettes sixties avec des chaussettes et des godasses de mec.

Voilà, je crois que j’ai 12 ans et que je souffre de groupisme sévère…

2 commentaires sur « Le problème avec Wes Anderson… »

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