Quelques grammes de niaiseur dans un monde de brutes

J’ai raté l’anniversaire de Willy hier, je devais avoir la tête ailleurs ; être encore sourde des explosions que le vent d’Autan (dont on dit qu’il rend fou) a contribué à  amener encore plus près de moi ; être complètement obsédée par le chant des sirènes (l’espèce qui a un gyrophare sur la tête, pas celle qui glande sur un rocher à Copenhague) au point de les entendre même quand elles n’existaient plus ; me sentir abasourdie que certains puissent se réjouir d’un dénouement aussi dramatique et violent (oui, j’avais tant espéré que le but du siège de cet homme – la raison de sa longueur au moins – était une capture pour un procès et un jugement à la mesure de ses crimes atroces que c’était la seule fin que je voulais envisager). On dira donc que mon hébétude et ma candeur ne sont dues qu’à la proximité géographique, à mon horreur des armes et à la pollution sonore. Et que Show Must Go On de toute façon.

Allez, William, fais pas la tête, on va fêter ça, même avec un poil de retard. Viens faire un bisou à maman et chante nous très très mal une chanson, tu veux ?

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