Ciel, mon mari !

Il y a peu, Marcel (oui, Marcel c’est mon mari) m’a fait tout un pataquès sur le thème « tu me délaisses, tu ne me vois plus, on est en désaccord sur tout ». Pénible !

Tout ça parce que depuis avant Casse-Noisette déjà je devais lui changer une corde et lui passer un coup de chiffon et que je ne l’ai pas fait ; et que je dois même avouer que c’est une période où je ne l’ai même pas touché en privé parce que je n’avais plus envie de lui (pardon chéri, mais avec la fatigue des fois on se lasse, hein). Mea culpa, darling : j’ai bien senti que quand je t’ai exhibé le soir du 31 à la dernière du ballet avec le joli bonnet que t’a offert Funambuline, tu te sentais déjà mieux, surtout que tout le monde t’a trouvé sexy et que du coup j’étais un peu jalouse (et d’ailleurs, pourquoi elle fait des cadeaux à mon mari, Funambuline, c’est louche…)

Et puis j’ai réalisé que tu me manquais, que je passais depuis quelques temps à côté de ce qui nous réunissait, à savoir le plaisir. J’ai rangé les partitions obligatoires, celles qui me stressent et qu’il faut absolument que je regarde. Et à la place j’ai ouvert une musique dont j’avais tout simplement envie parce que je sais qu’elle est  notre base à nous deux, le ciment quasiment sanitaire de notre relation, la bible de notre couple, à savoir les Sonates et Partitas pour violon seul de Bach. Une sicilienne, mon chéri ?

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

Depuis cette petite musicothérapie, tout va mieux : Marcel revit, on s’amuse comme des fous (ouais, on a une conception très protestante du fun, finalement), on badine, on batifole, il me fait plein de chatouilles, on joue dans les photomatons en gloussant, j’ai 13 ans toutes mes dents, aucune pudeur et les hormones en furie.

Et maintenant que j’ai bien étalé nos réconciliations et autres confidences sur l’oreille, promets-moi juste de ne pas lui dire que dès après-demain je le plante pendant une bonne semaine pour aller le tromper sous le soleil exactement avec un sac à dos (petit, en plus, quelle honte) et une paire de godasses de randonnées, ça risquerait de tout gâcher.

10 commentaires sur « Ciel, mon mari ! »

    1. Oui, faudrait quand même voir à ce qu’il ne se détende pas trop, hein… parce que la tromperie a un prix : faudra que je le reprenne en main (et fermement en plus) dès mon retour. D’ici là, joyeuses Pâques aussi 🙂

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        1. Je pars sur ce genre de tourisme pour la quatrième fois et j’aurai du mal à envisager de ne plus le faire tellement c’est bon, ce mélange de marche et d’ailleurs !

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