L’automne, c’est le nouveau printemps

[parenthèse éditoriale : ce merveilleux intitulé m’a été inspiré par une conversation avec Funambuline, certes, mais au départ par un tic du magazine que je ne lis presque plus, ELLE. « Le bleu, c’est le nouveau noir », « La jupe, c’est le nouveau pantalon », « Le court c’est le nouveau long », etc etc… et la niaiserie, c’est la nouvelle intelligence ? Alléluia, je suis fashion !]

Je suis une enfant de l’automne, c’est peut-être pour ça. J’ai beau ne pas retrouver à Toulouse un des sens qui pour moi font son attrait (l’odeur de l’humidité dans les feuilles tombées me rend folle, ça a beau être un signe de décrépitude et de grisaille, j’adore), j’aime cette saison. Je ne la ressens jamais comme le commencement de la fin, pour moi c’est juste la promesse d’autres plaisirs foncés, et chauds aux yeux comme au palais.

Oui, alors je sais, c’est facile de s’extasier sur la saison des feuilles mortes à la pelle quand on est à peine sortis de l’été, qu’il fait 30°, et que sur le marché de mon cœur (Saint Aubin, pays des volailles vivantes, des mini-étals de produits du jardin et paradis des petits producteurs avec leurs fruits et légumes de saison) la fin des délices d’été côtoie les futurs tubes de la saison neuve. Oui, j’ai raflé ce qui sera certainement mes dernières tomates dignes de ce nom de l’année (des andines cornues, mes favorites pour la salade parce qu’elles incroyablement savoureuses, non-aqueuses et sucrées) ; et j’ai chipé chez une petite dame – qui a la merveilleuse idée de vendre ses herbes aromatiques en vrac et au poids, ce qui permet de composer un bouquet à la mesure de sa consommation réelle et ne pas gaspiller – ses dernières aubergines cueillies mûres de la veille ; mais je suis arrivée trop tard pour des figues violettes présentables. Bon, l’intruse du moment, c’est la rhubarbe (au vu du nombre de papis et de mamies qui en vendaient, il doit y avoir une repousse de fin d’été, j’imagine), mais ça c’est parce que j’ai entendu le cri de la tarte.

Mais pour annoncer les futures gourmandises : pommes de terres variées, oignons blancs et rouges, raisin, délicieuses reines des reinettes, et mon premier potimarron de l’année.

Et là, c’est le drame… je pense champignons, j’imagine des châtaignes, des poireaux, je fais des rêves de tatins et de crumbles, de soupes et de pot-au-feu. Je bave rien qu’à l’idée des premiers froids qui vont justifier la confection de plats qui réchauffent le corps et les papilles, et ça me donne de furieuses envies de douceurs, de thé pour réchauffer le nez rouge, et de laine à même la peau et de graou-graou. Même que si je ne m’arrête pas, je vais m’égarer dans mes fantasmes…

Bon, ben je vais aller à ma réunion, hein (*queue basse*). Allez, l’Autumn chanté par les cigales du Bombay Bicycle Club pour la route.

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

4 commentaires sur « L’automne, c’est le nouveau printemps »

  1. le graou-graou d’automne…??? voilà qui m’ouvre des horizons sans limite avec pelotenage dans polaire sur canapé, Kusmi Boost, cuveau de soupe de légumes pour tous les prochains repas, robe de chambre et chaussettes épaisses, et surtout bras musclés dans lesquels ronronner: graou-graou…

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