Le monde du silence

Pas un bruit.

Il y a bien eu un peu de radio pour l’info, mais pas trop fort. Il y a bien eu le bloup-bloup de l’eau pour le thé, le crunch dans une tartine et le frottement des pieds qui se sont levés tard et qui vont pas vite ; le cri de la trotteuse qui se demande combien de minutes interminablement délicieuses je vais passer à ne surtout pas chanter sous la douche. La trotteuse ne sait pas que pour une fois j’ai vraiment le temps.

Car hier soir, le patron nous a libéré l’après-midi. Donc je lave avec délectation mes oreilles de mon overdose de décibels de la semaine avant d’aller jouer la pré-générale de l’opéra ce soir. Et je refais le plein de bonheurs à la con (ou pas) nécessaires à mes sourires de société : il est plus de 13h00 et mon téléphone est toujours coupé, j’entends d’ici le doux murmure de la bolognaise. Et puis il y aura une sieste, et seulement après, du son : le mien, celui du violon, un son que je dois décrasser et nettoyer à force de ne plus l’entendre (trompette, mon amie…). Mais ce bruit-là, il me tarde.

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