Cherchons la petite (et la grosse) bête

Ma bonne dame, c’est la chienlit. Rien ne va plus, ce qui nous faudrait, c’est une bonne guerre, le Maréchal avait bien raison et c’était mieux avant. Mais bon, forcément, avec tout ce qu’ils nous balancent dans l’atmosphère, hein… Déjà, pour commencer, il a fallu que ça soit aujourd’hui que je tombe enfin sur mon arbre calendrier du 21. C’est malin, j’ai l’air vaguement con maintenant avec mon truc conceptuel.


Ma montagne n’est plus ce qu’elle était : c’est la première année que je vois aussi peu de bestioles. C’est sûr, elles sont toujours là. Je le sais car je vois leurs traces dans les sous-bois, et chaque soir j’entends glapir et hululer. Bien sûr, j’ai bien croisé deux écureuils trop mignons à sa mémère, mais ils me manquent, mes gros poilus de d’habitude. Non pas que je rêve forcément de me faire renverser par un gros cochon sauvage, tss tss, non. Mais en général, je fais peur aux chevreuils (trop moche, je suis, sans doute), je gâtifie devant les renardeaux et je tremble quand j’entends grouik-grouiker dans les buissons, c’est mon bonheur de citadine qui prend l’air (et la fuite devant une limace ou un asticot). Et là, non seulement je n’ai pas vus mes potes habituels, mais en plus, j’ai rencontré des intruses.
Ça s’est passé il y a deux jours, à environ 2200 m d’altitude, sous le glacier du Ruitor. Moi qui ai le vertige sur une chaise, je te raconte pas comment je me sentais en me retournant…

N’écoutant que mon courage (et la belle-soeur qui m’apprenait comment impressionner les fauves en question en cas de pépin) je m’apprêtais à traverser un troupeau de génisses nomdedjieu c’est gros ces trucs-là en tremblant comme une cruche, lorsque en les examinant je me suis rendu comptes qu’il y avait des vaches beatniks au milieu de mes tarines. La tarine, je connais, c’est madame Beaufort, c’est ma copine.

Mais franchement, c’est qui ces nouvelles jeunes toutes frisées avec des poils mal rangés, la raie au milieu et les cornes en furie ? Les Hell’s Angels de la gent bovine ? Elles disent pas bonjour, elles t’ignorent, elles bouffent du chouinegomme, elles se présentent pas et en plus elles friment et ne crient plus « Mort aux vaches ! » ?

Ma bonne dame, c’est vraiment la chienlit : il n’y a plus de jeunesse !

6 commentaires sur « Cherchons la petite (et la grosse) bête »

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