Je chantais, ne vous déplaise

C’est toujours pendant les jours où il fait un peu plus moche qu’on songe à griffonner ses cartes postales. Le temps s’est franchement gâté pourri pendant l’opéra hier soir (mais bon, de l’autre côté de l’écran personne n’en a rien su : France 2 avait filmé la première et a embrayé sur cet archive après l’entracte), et c’est en panique que nous avons dû interrompre la représentation à la fin du troisième acte en tentant de sauver nos précieux binious d’éventuelles gouttes ravageuses pour le vernis et l’archet. Le public présent sur place ne saura jamais ce qui finit par se passer entre Radamès et Aïda, les deux finalistes du loft * et nous sommes restés sur notre faim d’une représentation que je trouvais plus convaincante que la première. Il a donc fallu boire pour se consoler, et se coucher une fois de plus à pas d’heure.

(* c’est beau la technique moderne : l’opéra sera diffusé une semaine en streaming sur le site de France 2 ! Le débit d’ici ne me permet pas de vérifier qu’on y diffuse aussi le reportage sur notre patron pendant la pause, mais j’espère bien parce que je ne l’ai pas encore vu)

Le coma d’aujourd’hui était consacré au repos et aux orages, je trempe donc enfin mon clavier dans l’encre pour écrire ces quelques mots.

Très chers lapins d’amour,

je pense souvent à vous du fin fond de ma campagne à l’orangeade. Mais comme je suis cernée, à la fois sous les yeux, et par de bons amis avec lesquels j’empile moultes moments de rires bêtes et fort agréables, les rares heures où j’émerge sont trop bonnes et passent trop vite pour que je les perde à chercher du web. Je tenais à vous envoyer quelques images de ma première virée dans le coin des dentelles de Montmirail. Un bon cliché provençal ne nuit pas : ici, le ciel est bleu Marine et les réflexions racistes volent bas, les écureuils gazouillent et on voit beaucoup de lavande et d’oliviers.

Bizarre, ces pieds de vigne dans tous les coins, quand même… (psst, j’ai une adresse terrible pour du muscat à  Beaumes De Venise). Un coup de cœur à signaler pour Le Crestet, adorable village un peu fantôme qui baigne dans un véritable délice d’odeur de figuier, donc je vous en mets quelques feuilles, tiens. Et puis je rajoute le son d’une collègue en guise de signature.

Je risque de ne repasser que quand nous aurons rendus Ludwig Van encore plus sourd à coup de 9ème symphonie, dimanche ou lundi. D’ici là, ne m’en veuillez pas : je profite avec violence de la douceur de ma vie du moment, un peu comme les chats du coin. Faites bien les fous au défilé (nous, ici, ça fait dix jours qu’on regarde passer les Mirages qui bossent pour aller jouer les guignols de feu d’artifice, je pense que ça va suffire). (et je n’oublie pas de me procurer quelques cartes vilaines moches à envoyer par la poste, c’est juré)

Bise échevelée de mistral.

7 commentaires sur « Je chantais, ne vous déplaise »

  1. La cigale n’est pas prêteuse: « cette vidéo est privée », me dit l’encart tout noir, là-haut.
    Merci pour le streaming, je vais voir si ça marche de ce pas.

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  2. … ça marche pas trop mal. Je me le ferai par petits bouts plus tard. (Je me serais bien passée de Julie Depardieu en potiche débile, tu parles d’une « présentatrice »!)

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