La daube déséquilibrée du dimanche

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Je n’ai jamais aimé le Menuet de Boccherini.

Je lui ai toujours trouvé un côté tartouille gnan-gnan. Et sa mignonnerie, loin de m’évoquer des scènes délicates sorties d’un XVIIIème siècle lumineux, m’a plutôt toujours semblé un peu hypocrite. Comme un sourire de façade poudrée. Comme une pseudo-dame qui se prétendrait respectable et bourgeoise (je vole cet amalgame d’adjectifs à Madame K.), qui sourirait beaucoup et servirait souvent du miel aux puissants par besoin d’exister un peu. Qui saurait s’indigner avec grand bruit pour un rien dès que ce rien toucherait à son orgueil, et qui aurait un sens terriblement développé de ses intérêts.

Ce menuet, c’est comme une femme prétendument chic qui serait aussi capable, au détour d’une vexation, d’injures grossières, ou pire, de croche-pieds (en pleine lumière, sous les projecteurs) pour voir l’objet de sa haine féroce tomber, avoir l’air ridicule aux yeux du public et éventuellement, cerise sur le gâteau, écraser son instrument par la même occasion.

Un genre de Merteuil, mais en vraiment beaucoup plus moche et en plus vomitif, quoi.

Ouais… le Menuet de Boccherini, c’est vraiment de la musique à deux balles. Et le pire, c’est que c’est même écrit dessus !

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