Travelling arrière (Part 5)

Réminiscences

J’avais déjà pris l’habitude d’avoir étudié et festoyé pendant 3 ans en pays batave avec des gens très talentueux, beaucoup plus que moi sans aucun doute, que j’admirais déjà à l’époque beaucoup et dont aujourd’hui la notoriété se vend et se grave. Ce qui me fait réellement plaisir.

Et voilà t’y pas qu’hier, au détour d’une pochette de CD empoignée machinalement chez une amie, j’ai encore pris un nom en pleine mémoire, et pas tout à fait n’importe quel nom. Avec tout le pack de souvenirs qui va avec : les innombrables soirées au Springhaver ou au Domplein, tous ces moments très Auberge espagnole de Lost in translation (car oui, au conservatoire d’Utrecht, sur la Mariaplaats, une bonne moitié des étudiants n’était pas hollandaise), les galères de logement, la noyade dans la musique… et ce jeune gars, donc. Qui m’avait séduit par son humour, sa timidité, sa capacité à devenir rouge comme une tomate pour un rien. Et son physique imposant, combiné à un air enfantin et un profil de Kronprinz bavarois*. Et ses qualités musicales incroyables, son don pour t’émouvoir jusqu’aux larmes sans jamais en rajouter. Et le gâteau au chocolat de sa mère, aussi.

Le Grand Anonyme du jour est donc maintenant membre d’un quatuor à cordes qui cartonne (c’est juste fou que je n’aie jamais regardé le nom des musiciens AVANT). J’ai vu des vidéos : il n’a vraiment pas changé, et son jeu et son profil sont restés aussi fins, nobles et émouvants qu’avant. Et depuis hier je ne peux m’empêcher de me demander ce que serait devenu notre flirt si j’avais passé outre mes impatiences bouillonnantes de jeune dinde, si j’avais été capable d’adopter son rythme et de ne pas baisser les bras. Soupir… ni nostalgie ni regrets, non, plutôt de la tendresse et de la bienveillance.

Et puis dans la foulée, j’ai gougueulisé le nom de son grand pote de l’époque. Eh bien celui-là s’est rendu célèbre non pas en jouant du violon, mais en décryptant un code secret nazi sur lequel tous les cryptographes s’étaient cassé les dents. Et là le sourire en demi-teinte s’est mué en éclat de rire : décidément, ces mecs étaient brillants. Un peu fous mais brillants, oui.

C’était il y a 15 ans.

À l’époque, il y avait une fille qui était de toutes mes fêtes, et elle me disait There’s More To life Than This

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

* Oui, docteur, je souffre d’Obsession Nasale Chronique, et je ne crois pas que ça se soigne.

9 commentaires sur « Travelling arrière (Part 5) »

  1. Si ça fait du bruit, il y a forcément un groupe allemand qui a essayé de faire de la musique avec entre 1970 et 1985. Donc, je suis sûr qu’une bande d’émules de Einsturzende Neubauten ou de Kraftwerk a du faire un morceau avec la porte de ouatères.

    J'aime

Un commentaire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.