295 pieds sous terre

Baba Yaga dans le métro.

À Saint-Petersbourg, les guides n’ont pas su se mettre d’accord : oui ou non, le métro est-il le plus profond du monde de l’univers, on ne le sait pas. Peu importe, il est comme dans toutes les grandes villes un bon reflet du quotidien des vraies gens, chose avec laquelle je cherche un peu un contact en tournée, étant donné qu’on a rarement la chance de causer aux autochtones ailleurs que dans des réceptions d’ambassade, entre deux Ferrero rochers… Non, j’exagère un peu, mais c’est vrai qu’on peut avoir du mal à prendre la température des villes où on joue. Bref, celui-là m’est apparu globalement moins ébouriffant que celui de Moscou, probablement en grande partie parce que je n’ai pas  vraiment cherché à le « visiter ». Je n’ai donc pas vu la fameuse station Vosstaniya et probablement quelques autres perles du genre, mais en laissant traîner mes yeux, je me suis quand même bien fait plaisir. Allez, affronte la dame qui fait la gueule au guichet, achète ton jeton (oui, ici, pas de ticket en papier, faut que ça sonne) pour 22 roubles et viens avec moi !

À Sadovaïa, grosse station croisement de trois lignes, on descend les fameux 90 mètres sur des escalators vertigineux (mais moins qu’une chaise pour changer une ampoule). On retrouve comme à Moscou le plafond en demi-lune dans tous les couloirs, c’est un peu comme si une grosse chenille avait rongé le sous-sol pour faire de la place aux machines. Et même quand le décor semble basique, en cherchant bien, on déniche un témoin du goût local pour le fastueux. C’est dimanche matin, il n’y a pas un chat.

Des images dominicales volées, et un constat : là en bas, on se moque des lapins qui se coincent les doigts dans les portes, on préfère juste que tu n’encombres pas les voies en tombant.

Et puis au hasard d’une errance aux pieds fatigués… Sportivnaya, près d’un stade où jouait le Zenit Saint-Petersbourg cet après-midi là. Mosaïques greco – olympico – soviétiques à gogo et supporters en furie, hélas non photographiés, descendant par paquets de cinquante de la rame d’en face : un régal !

Le lendemain, les chats étaient tous revenus, c’était la guerre pour survivre et je n’avais qu’une hâte : quitter les enfers pour remonter à la surface (bon, et puis accessoirement, il y avait un public à enchanter…). C’était long, cette sortie, j’ai même pensé un instant que ce que je voyais aurait pu servir à Gondry pour la vidéo de Star Guitar !

 

4 commentaires sur « 295 pieds sous terre »

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