Vendredi sain

On pardonnera ma lenteur momentanée : je me prend pour une cloche depuis deux jours, et ça tape tape tape.

Oui donc, vendredi dernier, tout comme Gaël en fait, j’ai débuté ma journée en me délectant des joyeusetés proférées par Brigitte Fontaine sur France Inter. Ses piquantes méchantises sarkophobes m’ont d’autant plus réjouie que j’avais constaté, plutôt hilare, que deux des antennes de Radio France ( du moins celles que j’avais fréquentées depuis la veille ), relatant une pseudo interview de la Première Madame avant la dînette du couple impérial avec les Obama, n’en avaient gardé qu’un fort joli extrait, que voici. Alors, attention, c’est foudroyant. La question ( un peu faible, c’est vrai ) devait être un truc du genre « Vous êtes heureuse d’aller bâfrer avec Barack et Michelle ? ». Réponse :

Comme dirait Manu, c’est un peu « quelqu’un qui m’a pas dit ». J’étais si fière de mon couple présidial que j’ai failli m’en étrangler de rire.

Bref.

Avec la visite de M’dame Jo en plus, la journée démarrait joliment. Pour être certaine qu’elle repartirait épuisée, le soir, je lui ai d’abord fait gober mon opéra romantique chéri. Puis je l’ai entraînée assouvir un besoin compulsif de madeleine dans un lieu si secret de ma bonne ville que Gougueulemapsse peine à le localiser. Mais ça doit être pour que les fans de Cœur de Tipiak-Pirate n’arrivent jamais à destination…

Tu réalises un peu plus que tu as pris un petit coup d’âge quand ta soirée est parrainée par Chierie FM… mais qu’à cela ne tienne, ce soir là, point de sociologie de la soirée dansante et d’analyse de la boîte de nuit, point de sarcasmes, juste une transformation en pois sauteur surexcité sur la piste. Alors bon, non, quand même, tu crois pas que je peux garder mes yeux et mal langue dans ma poche, hein ?

La bonne nouvelle, c’est que personne n’était déguisé : pas d’épaulettes, de faux punks ou de trous volontaires dans les collants. Il y avait bien un clone d’Axel Bauer au bar, mais je suis convaincue qu’il portait ses vrais vêtements.  Sinon, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer l’inévitable nana qui a des jambes de cochon et qui du coup dans sa mini moulante noire, juchée sur ses talons, a l’air d’avoir des sabots à la place des pieds. Celle qui danse, comme la reine d’Angleterre, un rigaudon avec le petit doigt en l’air. Le gars qui sait qu’il est beau. Celui qui a oublié son déo, et l’autre, là, qui a un groove terrible, quand même. Les malades mentaux fringués comme des échappés de The Big Bang Theory. Et puis je me suis fait une copine, celle qui avait l’air si malaimable que je n’ai jamais regretté de lui avoir écrabouillé les petons, oh non, jamais. Même si je crois bien que je lui ai bousillé sa ballerine. Mais quelle idée, aussi, de se dandiner nonchalamment au milieu d’un pogo chaussée de pantoufles de vair…

Conclusion : beaucoup donné, bien ri et beaucoup trop braillé. L’ extinction des feux, ce soir là, eut lieu à peu près en même temps que mon extinction de voix. Le bonheur, c’est beau comme émettre des bruits façon « Barry White fait du jodle » à 3 heures du matin bien tassées.

6 commentaires sur « Vendredi sain »

Un commentaire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.