Quand Mahler fait mon bonheur

Mahler peut me faire l’effet d’un slow gluant sur une adolescente bourgeonnante :

je me pâme, j’attrape en pleurant cette bouffée d’émotions qui m’étreint. Oui, Gustav me transforme facilement en veau, en chair à Kleenex, en nostalgie ambulante, en douleur persistante, en caresse ultime, en cynisme militaire triomphant, en marche funèbre, et/ou en apesanteur extatique. Ce mouvement lent de la 4ème symphonie, c’est un peu comme un douloureux et merveilleux amour dont on est la victime joyeusement consentante. Je sais, il dure 20 minutes, mais c’est de l’extrait de beauté pure. Et après ça, normalement, vous devriez avoir une violente envie de venir vous moucher en live demain jeudi. Vous pouvez aussi garder vos distances et en profiter en direct .

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8 commentaires sur « Quand Mahler fait mon bonheur »

  1. Je viens de comprendre le jeu de mots du titre… j’ai un peu honte, là… si je regarde l’heure de mon premier com ça veut dire qu’il m’a fallu cinq heures pour comprendre !

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    1. C’est sûr. Mais c’est marrant, parce que là, le début par exemple, il est en majeur, très apaisé. Lent, mais serein.
      Bon, après, le thème du hautbois, c’est une autre paire de manches (mamma mia!)

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