Passe moi le sel

Dernier yodle à Salzburg

Dans l’imaginaire collectif, Salzburg, ville fondée à l’époque de l’ancien testament par Loth, est une charmante maison de poupée ensoleillée pleine de joie et de youpi-tralalala. On y déambule en loden et chapeau à plumes, tout en sirotant une bière dans une choppe immonde achetée dans une boutique attrape-couillons.

Le film dont on cause ci-dessous, qui raconte comment une demi bonne-sœur torture des enfants tout droit sortis de chez Cyrillus à coup de gamme de do majeur a d’ailleurs largement contribué à véhiculer cette vilaine légende alpestre.

En vérité, voilà une bourgade dont on fait le tour les pieds mouillés en quelques heures. Elle est maquillée comme une voiture volée et sent bon le faux. Toute l’atmosphère qui règne ici repose sur l’admiration qu’on voue à des souvenirs de musique et de musiciens décédés : Furtwängler, Herbert Von K. et surtout, surtout, bien évidemment Wolfgang Amadeus Mozart. Lui aussi, très jeune déjà, il n’en pouvait plus de sa ville natale. Il avait hurlé à son père que rester là lui foutait carrément les b…* le bourdon. Son papa, qui était un super représentant de commerce, en avait à l’époque profité pour se lancer en parallèle dans la chocolaterie. Grâce aux b… de Mozart, Salzburg s’est fait des Kugeln en or, et d’ailleurs hommage est rendu en ce moment à cette richesse sur la place derrière la cathédrale.

* texte original

Cette merveilleuse ambiance aussi progressiste et aimable qu’un adepte de l’Opus Dei est délicieusement bonne pour le moral. En plus, j’en suis maintenant quasiment persuadée, les autochtones naissent tous déjà vieux. Et quand ils ont l’âge de raison, et d’aller en boîte, eh bien c’est trop tard, ils sont déjà tous morts d’ennui. Ci-dessous, la famille Stumföggerin devant un épisode de Derrick, un samedi soir de fête.

Donc, je ne suis pas parisienne, et des fois ça me gène ça me gène, mais une chose est sûre: Ich bin kein Salzburger ! ( et je n’ai pas le temps de consulter un dictionnaire pour savoir si je dois, en tant que dame, dire « Salzburgerin », manquerait plus que je perde mon temps avec ça ! )

« – Tape m’en cinq, gars, on se barre d’ici demain !

– Phoque, je peux pas, j’ai la semelle collée au socle par un chewing-gum.»

Et pour les groupies parisiennes, c’est demain à Pleyel… mais je crois que c’est quasiment complet.

En revanche, je dédicacerai des fausses notes à la sortie, promis craché.

7 commentaires sur « Passe moi le sel »

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